« Samedi 14 mars, la météo annoncée pour cette journée n'est pas extraordinaire. Un peu de soleil le matin, le passage d'un front nuageux à partir de la mi-journée et ... peut-être de la pluie.
Une journée vraiment pas idéale pour un vélivole. Mais, la passion est là ! C'est décidé, je vais à mon club favori.
Humble élève pilote depuis avril 2008, je suis une progression, non pas fulgurante, mais raisonnable. Je viens voler dès que possible, soit environ tout les 15 jours. J'apprends donc à maitriser Twin et SF avec Jean-Paul, Bernard, Dan, mais surtout avec Jean-Pierre et Michel (DSP).
Le bilan de la première saison n'est pas terrible de mon point de vue. Une vingtaine d'heures, un rythme de vol perturbé par le boulot... et toujours pas lâché.
Mais bon, il ne s'agit pas de baisser les bras maintenant et 2009 sera l'année du lâché, du brevet, etc., etc., etc. Bref les bonnes résolutions du début de l'année !
Je redouble d'efforts en ce début de saison et je profite pleinement de la nouvelle politique du club concernant le SF25. Je viens donc pratiquement tous les samedis pour suivre l’instruction sur cette machine sympathique, qui a l'énorme avantage d'être autonome au décollage et de pouvoir faire plus que 10 minutes en ces périodes hivernales !
Aujourd'hui Michel n'est pas présent, mais je sais que Bernard le sera : je pourrais donc faire ce que j'aime : voler. La journée commence par un coup de main pour déplacer les ailes de TU afin de pouvoir le remonter. Le soleil est présent et tout va bien. Je profite de la session improvisée par Bernard sur les zones pour revoir encore les cartes et les repères de zones.
Ça y est, Bernard a terminé et je suis le premier sur la liste. Direction le SF pour la visite pré-vol. Vérification minutieuse de l'appareil, deux coussins, le casque, les cartes et c'est parti. Le vol se déroule bien, je revois avec Bernard ce que j'ai déjà fait : de la mise en route au retour parking planeur. Je peaufine avec lui prise de terrain, gestion du moteur, plan/vitesse, ... La session s'est bien déroulée, il est l'heure de manger un morceau.
Pas de lâché, mais Bernard me dit qu'on pourra revoler dans l’après midi. Je lui réponds que j'ai toute ma journée devant moi et que je ferai autant de vols que possible.
Entre temps le ciel s'est assombrit et le vent s'est levé. La météo semble vouloir correspondre aux prévisions.
ZUT ! S'il y a trop de vent je ne pense pas qu'il y aura de lâché. Mes espoirs viennent de se réduire à néant. Bon, tant pis, ça sera pour un autre jour. De toute façon, je suis tenace et mon tour viendra... Mais bon, j'ai déjà loupé le week-end dernier qui a été prolifique en lâchés SF. Re ZUT !
Retour à l'atelier pour travailler sur le bon vieux T55, ça démonte, ça nettoie, ça ponce, ça remonte...L'après-midi s'avance et le ciel est devenu tout sombre. Quelques gouttes tombent. La journée est à l'eau ...Je guette tout de même Bernard pour ce deuxième vol, toujours prêt à prendre l’air.
Je fais une pause soda au bar lorsque Bernard me rejoint et me demande si je suis prêt pour un deuxième vol. Le ciel est chargé, mais il ne pleut pas. OK toujours partant, retour au SF, check-list démarrage... La session est difficile, Bernard me pousse dans mes limites, pannes moteur, les erreurs sont là : atterrissage avec rebonds, plan trop faible,... bref pas terrible du tout.
Après 20 minutes, Bernard me dit d'amener le SF sur le point d'arrêt de la « 27 planeur ». Tiens ? Je pensais que nous retournions au parking, mais je suis toujours OK pour un nouvel entrainement.
Arrivé au point d'arrêt, Bernard coupe tout, sort du cockpit et me dit : « Bon, tu sais faire. Je te demande de faire 3 atterrissages, le premier en complet, le deuxième avec remise des gaz, et après le troisième retour au parking planeur... ».
Je réponds OK avant de réaliser que ... C'est mon tour pour le lâché !
Après quelques secondes d'incertitude et un peu de palpitant, je reprends les choses en mains. Check-list avant mise en route, mise en route, annonce radio, sécurité, alignement et décollage ...Pas de stress, il y a du vent mais cela se gère facilement. La bestiole est bien plus véloce et maniable en étant seul à bord. Deux virages et s'est déjà l’étape vent arrière. Tout s'enchaîne : annonce radio, gestion moteur, je soigne l'étape de base, encore un virage et c'est la finale, la piste se rapproche, arrondi, je pose en douceur... et je libère la piste.
Yes !!! Le premier vol solo est effectué. Je crois que c’est mon meilleur atterrissage de la journée. Pendant le retour au point d'arrêt, j'ai du mal à réaliser. Mais si, c’est bien vrai, je suis lâché SF25…
Je me concentre déjà sur le reste de la mission qui m’a été confiée par Bernard, mais décidément c’est une bien belle journée ! »
Merci à tous les instructeurs qui ont supporté mon pilotage de débutant et qui m’ont accompagnés jusqu’à ce jour.
A très bientôt en vol pour la suite…
Marc.
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